Dimitrigenerations

VENDREDI 28 OCTOBRE À 20H
PREMIERE ROMANDE
PAR LA FAMIGLIA DIMITRI

« Les clowns ne meurent jamais, ils demeurent dans la mémoire des gens » disait Dimitri qui nous a quittés le 19 juillet, le lendemain de la représentation, dans son petit théâtre de Verscio, de ce qui aura été le grand rêve de sa vie : la DimiTRIgénérations. Une dynastie, trois générations sur scène, il nonno – Dimitri –, ses deux filles, Masha et Nina, Silvana Gargiulo, la clownesse partenaire de Nina et son petit-fils, Samuel.

A 20 ans, lorsque Dimitri rencontre le clown Maïsse, celui-ci lui dit en buvant un verre : « Il ne faut jamais se laisser abattre. » De ce conseil, Dimitri en fit sa devise tout au long d’une carrière de 60 ans sur les plus grandes scènes du monde.

Ne jamais se laisser abattre : malgré la tristesse et le chagrin, les enfants de Dimitri, les acteurs magiciens de la Dimitrigénérations ont choisi de travailler à une nouvelle version de ce spectacle flamboyant, farandoles de rire et de quiproquos, qui raconte les petites choses de la vie d’une famille.

A la création d’une production qui magnifique les arts vivants, théâtre, cirque, danse, musique et acrobatie, Dimitri était le fil rouge de ce qu’il nommait une « aire poétique ». Le fil rouge, aujourd’hui, c’est l’esprit de Dimitri qui habite cette réalisation. Dimitri dont on rappellera qu’il aura été le premier clown à avoir mis le cirque au théâtre et le théâtre au cirque. Ce dont témoigne avec subtilité et délicatesse ce nouveau programme enchanteur et enchanté. Si Dimitri a rejoint les étoiles, il a inspiré ses partenaires comme il nous inspire, nous, spectateurs. Car, souligne la clownesse Silvana Gargiulo, « nous sommes tous ses enfants. Dimitri nous a laissés un théâtre, une école, une compagnie, ce qui prouve bien que l’art, la comédie et la poésie ne disparaîtront jamais. » Masha ne dit pas autre chose, elle qui file des arabesques sur un… fil tendu au-dessus de la scène, joue de la clarinette et exécute d’étonnants tours d’illusion. Pour le plaisir de l’oeil et de l’émotion, le plaisir de la musique, trompette, charango, ocarina, scie musicale, maracas, percussions et saxophone sont toujours au rendezvous. Sans oublier un piano avec lequel, d’un air contrarié, Silvana joue et déjoue La Mort du cygne, l’un des grands moments de cette fantaisie burlesque. Moment sublimé par Nina, la voix-chant de la culture latinoaméricaine. Quant à Samuel, le petit-fils, il est à lui tout seul l’art du mouvement : jonglage, comédie, hip-hop et pantomime n’ont plus de secrets pour sa boîte magique.

La Dimitrigénérations arrive bientôt en tournée Suisse romande. Elle célèbre le langage du corps et puise sa source aux confins de l’enfance. Celle-là même qui faisait dire à Dimitri que le clown est un éternel chercheur. « Un chercheur de bonheur, de drôlerie et d’ingénuité, un type qui aurait des allures d’herboriste si la naïveté était une fleur.» Avec cette nouvelle version de la Dimitrigénérations commence le grand voyage de l’imaginaire.

 

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