CONCERT AU CHÂTEAU

DIMANCHE 30 AVRIL À 17h
CONCERT PROPOSÉ PAR LA HEMU

Année après année, cette série de concerts de musique de chambre portée par des professeurs ou d’anciens de l’HEMU, s’est forgée une identité forte. Programmés une fois par mois, le dimanche à 17h dans le cadre très intime – exclusif – de la Salle des Gouverneurs du Château de Monthey, ces rendez-vous gratuits ont été conçus de manière à séduire un large auditoire. A l’image de la diversité qui caractérise une haute école de musique d’aujourd’hui, les répertoires classiques, modernes et contemporains, mais aussi ceux de jazz et des musiques du monde y trouvent leur place.

L’entrée aux concerts est libre.

Stephanie Gurga, piano
Musicienne polyvalente,
Stephanie Gurga se produit au piano, au clavecin, à l’orgue et au fortepiano. Elle a étudié le piano à l’Université DePauw dans l’Indiana (USA) avec Claude Cymerman, puis à l’Ecole Normale de Musique Alfred Cortot de Paris, et enfin la musique ancienne à la Musikhochschule de Fribourg en Breisgau (Allemagne). En 2009, elle obtient brillamment son diplôme supérieur d’artiste interprète de clavecin dans la classe du Professeur Robert Hill et en 2012 son Master of Music de fortepiano à l’unanimité avec les félicitations du jury. Parallèlement, elle a eu le privilège de pouvoir se perfectionner en classe d’accompagnement de lied et d’opéra avec des professeurs renommés comme René Jacobs, Helmut Deutsch et Jendrik Springer (Wiener Staatsoper). Avec des chanteurs tels que Hans-Jorg Mammel, Rafael Favre, et Florian Cramer, elle a donné des concerts de grands cycles de lieder, en particulier le Winterreise et Schöne Müllerin de Schubert, et les Liederkreis de Schumann.

Invitée par divers festivals de renommée internationale, elle a participé à de nombreux concerts en tant que soliste ou au sein d’ensembles de musique de chambre. Elle s’est produite entre autres au Palacios das Artes (Belo Horizonte, Brésil), au National Music Museum (South Dakota, USA), au Ritratti Festival (Italie), au Ticino Musica Festival Lugano (Suisse), à l’Orecchio di Giano de Rome (Italie), aux Lauenen Chamber Concerts (Suisse), à l’Associazione Mozart (Italie), aux Swiss Chamber Concerts, aux Grange Concert Series (Christ Church, Grande-Bretagne), à la « University Artist Series » (Johannesburg, Afrique du Sud), au festival « Artistes » à Istanbul (Turquie), au National Concert Hall (Taïwan), dans le Schloss Bad Krozingen (Allemagne), et plus récemment avec l’ensemble Valéik au Théâtre du Crochetan à Monthey.

Depuis 2010, Stephanie Gurga est accompagnatrice à la Haute Ecole de Musique (HEMU Vaud-Valais-Fribourg), à Lausanne et Sion. En 2012, elle est nommée « Assistant Musical Director » au Woodhouse Opera (Surrey, Angleterre), donnant plusieurs présentations annuelles d’opéras baroques mais aussi romantiques.

Elle joue régulièrement au sein d’orchestres (Orchestre de Chambre de Lausanne, Orchestre Philharmonique de Strasbourg, Concert Européen, Orchestre de Chambre de Genève, Ensemble Orquesta), sous la direction de chefs tels que John Nelson, Paul Goodwin et Michael Hofstetter. Elle collabore avec des choeurs tels que Laudate Deum (Lausanne) et le Neuer Basler Kammerchor (Bâle). Elle est par ailleurs organiste titulaire à l’Eglise de Saint-Guérin et Sacré Coeur de Sion (Suisse). En 2016, elle enregistre chez DakApp les trois sonates pour viole de gambe et clavecin de J. S. Bach avec l’altiste Diemut Poppen.

Programme: « Prétudes »

Les «prétudes» sont une sélection de préludes et d’études qui montrent l’évolution du répertoire pour le clavier, culminant avec les oeuvres les plus contemporaines et marquant la transformation du genre pianistique sur 300 ans. L’objectif y est la mise en valeur, la diversité et l’originalité de chaque composition en les juxtaposant, donnant une nouvelle perspective sur des oeuvres célèbres, tout en en faisant découvrir certaines inconnues.

Le prélude est à l’origine un morceau improvisé qui précède d’autres mouvements en introduisant le mode ou la tonalité à suivre. Le mot vient du latin, la racine «ludus» voulant dire «joué» (contrairement à chanté), et fait référence aussi à «praembulum», dont la fonction rhétorique est d’attirer l’attention du public.

Dans les «prétudes», chaque prélude est associé à une étude de même tonalité. «Non seulement les préludes annoncent agréablement le ton des pièces qu’on va jouer; mais ils servent à dénouer les doigts…» (F. Couperin, 1702). Bien qu’ils ne servent pas historiquement à introduire des études, l’idée de Couperin peut peut-être prophétiser un tel usage. Les premières «études» pour clavier apparaissent, en revanche, assez tardivement.

Les premiers traités de clavier portaient plutôt sur la théorie musicale, l’accordage des instruments, la réalisation de basse continue et les règles d’interprétation.

Il y a aussi une évolution dans les instruments à clavier : le clavecin est lentement remplacé par le clavicorde et, à la fin du 18e siècle, on lui préfère le pianoforte, avec ses plus grandes possibilités de nuances et ses pédales. Ce dernier deviendra très populaire auprès du public amateur.

Notons que Mozart, Beethoven et Schubert n’ont pas écrit d’études. C’est juste après cette époque que naît l’intérêt pour le travail de la virtuosité. Par exemple, le mot «technique» appliqué au clavier apparaît pour la première fois en anglais seulement en 1817, la même année que la publication de «Gradus ad Parnassus» de Muzio Clementi. Clementi était le professeur de Carl Czerny qui publiera d’innombrables études pour le piano, invitant les doigts à s’entraîner dans tous les sens possibles, mais sans grande valeur musicale. C’est avec les études de Cramer (1771-1858) que l’étude commence à acquérir aussi un intérêt musical, tout en travaillant la mécanique des doigts, ce qui se concrétisera encore avec les études de Kalkbrenner, puis de Chopin, qui restera un modèle pour toutes les études composées par la suite.

Enfin, les préludes et les études ont subi des transformations qui les différencient totalement de ceux des débuts : le prélude est devenu aussi exigeant techniquement que les études, et les études sont devenues aussi poétiques et musicales que les préludes. Et dans chaque morceau, on entend la voix distincte du compositeur, ses pensées musicales comme ses pensées techniques.

Partita VI, BWV 830, Toccata (1726-30) J. S. Bach

8 Concert Etudes op. 40: Prélude (1984) Nikolai Kapustin

Prélude op. 28, no. 5 (1829-32) Frédéric Chopin

Etude, vol. 1, no. 3 (1804) Johann Baptist Cramer

L’art de toucher le clavecin: Prélude IV (1717) François Couperin

Etude op. 104, no. 2 (1834-8) Felix Mendelssohn

Le Clavier Bien-Tempéré II, Praeludium III, BWV 872 (173-) J. S. Bach

Trois Etudes de Concert «Un Sospiro» (1848) Franz Liszt

Prélude «La Colombe» (1929) Olivier Messiaen

Etude op. 25, no. 5 (1832-6) Frédéric Chopin

Prélude op. 34, no. 6 (1932) Dmitri Shostakovich

Etude 4: Fanfares (1985) György Ligeti

Prélude op. 23 no. 6 (1903) Sergei Rachmaninov

Etude op. 41, no. 1 (1896) Anton Arensky

Prélude II «Blue Lullaby» (1926) George Gershwin

Etude «Pour les Tierces» Claude Debussy

Pièces de Clavecin I: Prélude (1706) Jean-Philippe Rameau

Etude 3 (1994) Philip Glass

Prélude op. 38, no. 24 (1943) Dmitri Kabalevsky

Etude-Tableau op. 39, no. 9 (1917) Sergei Rachmaninov

Prochains concerts:
Di 21 mai à 17h
– Duo Wemp

 

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ENTRÉE LIBRE

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