Babx

JE 18 AVRIL À 20H

Le chanteur Babx se crée un nouveau défi, celui de commencer l’écriture d’un projet musical, vidéo et scénographique qu’il souhaite solo. Babx a reçu le Prix Spécial du Jury au Prix des Indés 2017 pour son album Ascensions et son parcours.

 

Ces dernières années, Babx s’était fait rare sur scène. Pour son dernier album, Ascensions (2017), écrit après les attentats de novembre 2015, il avait fait un unique (à tous points de vue) concert à la Cigale. Fin 2018, il est de retour pour un concert à la Philharmonie de Paris pour une date unique autour d’un projet Doisneau/Prévert, puis se lancera dans une nouvelle tournée à partir de mars. Ou plutôt, une nouvelle aventure, le chapitre scénique d’une création longtemps mûrie, d’abord déclinée sous forme de film (extraits diffusés par épisodes mensuels dès le 2 octobre sur Culture Box), puis d’un «film-disque » dont la sortie est prévue pour février 2019. Le tout s’appelle Les Saisons volatiles.


Il y a trois ans, Babx s’est lancé dans l’écriture d’un nouvel album qu’il a voulu solo. Pas seulement joué seul, mais inspiré par l’expérience de la solitude. Et il s’en est donné les moyens, ou plutôt leur économie : dans son appartement de Belleville, au 6è étage, Babx aborde ses chansons comme un écrivain devant son paquet de pages blanches, comme dans une traversée solitaire. Mais sans trouver son cap. « Elles ne me satisfaisaient pas. A force de péter les plombs à chercher des chansons que je ne trouvais pas, je me suis fait happer par les sons provenant du terrain de basket en bas de chez moi. Il y avait ces danseuses chinoises dont la musique me réveillait tous les matins, en toutes saisons. Je me suis mis à les observer de ma fenêtre de manière obsessionnelle, puis à les filmer avec mon téléphone. Je me suis retrouvé avec une collection de vidéos qui montraient les changements de saisons, le passage du temps et, toujours, ces danseuses chinoises. Quand tu regardes quelque chose de manière répétée, rituelle, cette chose devient une autre réalité, elle se déforme. Je me suis mis à écrire des chansons à partir de ces images. Puis m’est venue l’idée d’un film. » 


Le nez à la fenêtre, certains s’ennuient. Babx, lui, y a vu une porte. Une
occasion d’inviter dehors à entrer, en son for intérieur. Dans son âme de poète où la multitude des expériences, des sensations, des expressions, des pensées du quotidien se mêlent, s’envolent et rêvent, métamorphosées. Jour après jour, la fenêtre fait naître des histoires, des images, des climats, des chansons. Le jour se lève, le jour tombe. Entre les deux, le jour danse, en ombres chinoises. Babx va finir par descendre parler à ses danseuses (avec le fils de l’une d’elles pour traduire), les inviter à monter, à danser avec lui. « Nous étions deux mondes très proches dans l’espace, mais deux réalités très éloignées. J’étais parti dans la solitude, mais la rencontre a gagné à la fin ». Co-écrit et réalisé par Babx et Yvan Shreck, le film Les Saisons volatiles raconte cette rencontre. De manière onirique, poétique, entre danse, saynètes théâtrales et musique. Babx devient comédien, et les danseuses chanteuses. Comme un opéra solo (ma non troppo), Les Saisons volatiles s’écoutent, se dansent et se regardent. Le spectacle avec lequel Babx va tourner reflètera tout cela : le chanteur et ses nouvelles chansons, seul au piano, mais avec ses danseuses chinoises, une scénographie légère pour évoquer l’appartement, et des images du film. Et la belle ambition de montrer comment on se rencontre quand on ne parle pas la même langue.


Si Babx est rare sur scène, c’est aussi parce que ce qu’il y fait est rare. La
genèse des Saisons volatiles est en vrai bien plus ancienne et intime que la
rumeur d’un terrain de basket en 2015. « A la fin du tournage du film, je me suis souvenu d’un rêve que j’avais fait il y presque dix ans. J’étais dans un pays d’Asie, un ami à moi passait en procès sans qu’on sache pourquoi. A cause de la barrière de la langue, on n’avait aucune information. Au procès, il y avait une estrade avec des militaires, des juges et des danseuses de chaque côté. A chaque fois que les juges énonçaient quelque chose, les danseuses se levaient en traduisaient en dansant. Ce rêve et ce film, c’était la même chose. Je vais maintenant construire le spectacle à
partir de ce rêve ».

DISTRIBUTION

Musique Babx
Réalisation Yvan Schreck
Lumières Christophe Grelié

 

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BILLETS
CHF 40.- | CHF 35.- (AVS, AI, Chômage) | CHF 20.- (moins de 25 ans en formation) 

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